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Quand j’ai commencé à m’intéresser sérieusement à l’immobilier à Pattaya, il y a quelques années, j’avais une vision encore assez simple du marché. Ce qui m’avait d’abord intrigué, c’était le contraste entre l’image parfois un peu sulfureuse de la ville et la réalité de certains projets immobiliers extrêmement haut de gamme développés dans des quartiers plus résidentiels, à l’écart du centre.

C’est en découvrant des secteurs comme Wongamat, Pratumnak ou Jomtien que mon regard a changé. On y trouve de magnifiques fronts de mer, une atmosphère bien plus paisible, et un environnement qui n’a rien à voir avec le chaos que beaucoup associent spontanément à Pattaya. Pour moi, c’était un point essentiel. Même si j’aime sortir et profiter, j’accorde énormément d’importance au calme, au confort et à la possibilité de me ressourcer dans un cadre agréable.

J’ai alors commencé à voir Pattaya différemment. Non plus seulement comme une ville animée au marché immobilier abondant, mais comme un endroit où certains projets pouvaient offrir un niveau de prestations exceptionnel à des prix qui restaient, toutes proportions gardées, très raisonnables au regard de la qualité proposée.

En réalité, j’ai rapidement découvert un univers beaucoup plus nuancé.

À Pattaya, deux appartements de surface comparable peuvent afficher des prix radicalement différents. Et cet écart ne s’explique pas seulement par l’étage, la décoration ou quelques prestations supplémentaires. Avec le temps, j’ai compris que la vraie valeur se jouait souvent dans des critères moins visibles au premier regard: la rareté, la qualité de l’emplacement, la pérennité de la vue, l’image du quartier et le positionnement global du projet.

C’est sans doute la leçon la plus importante que j’ai apprise au cours de mes recherches.

Une ville qui construit beaucoup, mais pas toujours de la même manière

L’une des premières choses qui m’a frappé à Pattaya, c’est l’ampleur de l’offre immobilière.

La ville construit énormément. Partout, de nouveaux projets émergent, avec parfois plusieurs centaines d’unités, et dans certains cas bien plus d’un millier. Vu de loin, on pourrait croire que cette abondance finit par uniformiser le marché.

Mais c’est précisément l’inverse qui se produit.

Plus l’offre augmente, plus les écarts de qualité et de positionnement deviennent visibles. Tous les condominiums ne se valent pas, même lorsqu’ils semblent comparables sur une brochure ou dans une annonce bien présentée.

C’est d’ailleurs là que le regard change: on ne compare plus simplement des appartements, on commence à comparer des actifs, des localisations et des niveaux de rareté.

Très vite, j’ai écarté une partie du marché

Assez rapidement, j’ai compris que je ne voulais pas visiter « un peu de tout ». J’ai donc fait le choix de me concentrer exclusivement sur des projets haut de gamme ou très haut de gamme.

Ce n’est pas un jugement sur le reste du marché. Pattaya propose une offre immense, y compris sur des segments plus accessibles, et il existe certainement de bonnes opportunités dans d’autres catégories. Simplement, ce n’était pas ce que je recherchais.

Mon objectif n’était pas de trouver un appartement correct dans un marché abondant. Je cherchais un bien capable de conserver son attrait dans le temps, un appartement situé dans une résidence que l’on aurait encore envie d’acheter, de louer ou d’habiter dans dix ou quinze ans.

Avec le recul, c’est probablement ce filtre initial qui a structuré toute ma réflexion.

Le pouvoir d’achat change complètement la grille de lecture

En Suisse, un budget de 300 000 à 400 000 CHF permet rarement d’accéder à un bien immobilier exceptionnel. On peut acheter correctement, parfois très bien, mais rarement avec ce sentiment d’acquérir quelque chose de réellement rare ou spectaculaire.

À Pattaya, ce même budget ouvre un tout autre champ des possibles.

On entre dans un univers où certaines résidences proposent des piscines à débordement, des lounges panoramiques, des espaces bien-être, des salles de sport au niveau hôtelier, des services premium et une architecture parfois très ambitieuse.

Très vite, j’ai compris que je pouvais accéder à un niveau de prestations qui serait largement hors de portée dans une grande partie de la Suisse.

Cette réalité a naturellement influencé ma manière d’arbitrer. Puisque j’avais la possibilité d’acheter un bien avec une vraie dimension patrimoniale et émotionnelle, je n’avais pas envie de raisonner uniquement en rendement immédiat. Je préférais privilégier la qualité, la rareté et la désirabilité à long terme.

Ce qui vaut cher, ce n’est pas toujours la taille

Au départ, comme beaucoup d’acheteurs, on regarde assez instinctivement la surface, le nombre de chambres, la vue, le niveau de finition. Ce sont évidemment des critères importants.

Mais plus j’avançais, plus je réalisais que la véritable hiérarchie des prix reposait ailleurs.

La rareté, à mes yeux, est souvent plus importante que quelques mètres carrés supplémentaires.

Un projet qui compte plusieurs milliers d’unités n’est pas perçu de la même manière qu’une résidence plus limitée. Même si les prestations sont bonnes, la multiplication de l’offre à l’intérieur d’un même ensemble rend plus difficile la préservation d’un caractère exclusif.

À l’inverse, un projet plus confidentiel, mieux situé, avec une offre plus restreinte, bénéficie souvent d’une meilleure image sur la durée. Et lorsque cette rareté s’ajoute à un véritable emplacement en front de mer, la différence devient encore plus nette.

À Pattaya, les terrains vraiment rares ne sont pas nombreux. Et ils le seront probablement de moins en moins.

Une vue mer peut être belle aujourd’hui, et banale demain

C’est probablement l’un des points qui m’a le plus fait évoluer.

Au début, je regardais surtout les photos et les perspectives. Puis, progressivement, j’ai commencé à m’intéresser à ce qu’il y avait autour du projet, à la distance réelle par rapport au littoral, aux parcelles voisines, aux possibilités futures de construction.

C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’une « vue mer » ne se résume pas à ce que l’on voit depuis un balcon le jour de la visite.

J’ai par exemple étudié des projets très haut de gamme comme Sky Lucean. Le projet est impressionnant, les prestations semblent remarquables, et l’ensemble inspire clairement un positionnement premium. Pourtant, il reste situé à une centaine de mètres de la mer.

Dans une ville qui continue de se densifier rapidement, rien ne garantit que les vues actuellement dégagées le resteront durablement.

La distinction essentielle est donc la suivante:

  • une vue mer actuelle;
  • une vue mer durable.

Et entre les deux, l’écart de valeur potentielle peut être considérable.

Le centre de Pattaya ne correspondait pas à ce que je cherchais

Certains beaux projets se trouvent à proximité du centre, et je comprends parfaitement leur attractivité. Pour certains acheteurs, avoir les restaurants, les centres commerciaux, l’animation et la vie nocturne à quelques minutes à pied constitue un avantage évident.

Certains beaux projets se trouvent à proximité du centre, et je comprends parfaitement leur attractivité. Pour certains acheteurs, avoir les restaurants, les centres commerciaux, l’animation et la vie nocturne à quelques minutes à pied constitue un avantage évident.

Si l’objectif est avant tout de maximiser la rentabilité locative, notamment en location de courte durée, le centre de Pattaya est probablement l’un des secteurs les plus intéressants. La demande y est considérable tout au long de l’année, portée par les touristes, les voyageurs d’affaires, les travailleurs à distance et les expatriés de passage.

En pratique, les rendements observés aujourd’hui

Il faut distinguer rendement locatif et préservation du capital.

SecteurRendement brut réalisteProfil
Central Pattaya6 à 8 %Rendement maximal
Jomtien5 à 7 %Bon compromis
Wongamat4 à 6 %Patrimonial / luxe
Pratumnak5 à 7 %Équilibre rendement / qualité de vie

Ces chiffres varient selon la qualité du projet, la gestion locative et la stratégie de location, mais ils reflètent assez bien les tendances actuelles du marché.  

Mais ce n’était pas ma logique.

Je cherchais un environnement plus calme, plus résidentiel, plus agréable à vivre sur la durée. Je ne voulais pas simplement acheter un bien qui fonctionne sur le papier ou dans un tableau Excel. Je voulais aussi pouvoir me projeter personnellement dans ce lieu.

C’était un critère important pour moi: si le marché ralentissait temporairement, si les loyers baissaient ou si je décidais d’en profiter moi-même plus souvent, il fallait que l’appartement conserve tout son sens.

Autrement dit, je ne voulais pas seulement acheter un investissement. Je voulais acheter un lieu où j’aurais réellement plaisir à séjourner.

Pourquoi Wongamat s’est imposé naturellement

C’est précisément cette réflexion qui m’a conduit vers Wongamat.

Dans l’ensemble de Pattaya, c’est l’un des secteurs qui m’a semblé le plus cohérent avec ce que je recherchais. L’atmosphère y est plus paisible, la plage plus agréable que dans d’autres zones, et le quartier conserve une image nettement plus résidentielle et haut de gamme.

On y trouve plusieurs des résidences les plus prestigieuses de la ville, mais aussi un élément beaucoup plus important à mes yeux: un nombre limité de terrains encore disponibles en front de mer.

C’est ce type de contrainte qui soutient la valeur dans le temps.

Quand un secteur combine qualité de vie, image premium, rareté foncière et désirabilité internationale, il change de catégorie. On ne parle plus simplement d’un bon quartier. On parle d’un emplacement patrimonial.

Je ne cherchais pas seulement du rendement

Beaucoup d’investisseurs regardent avant tout le rendement locatif. C’est une approche logique, rationnelle, et souvent pertinente.

Mais dans mon cas, ce n’était pas suffisant.

Je voulais un bien qui reste désirable même dans un scénario moins favorable. Un bien qui garde un intérêt si le marché se tasse, si l’offre devient trop abondante ou si la rentabilité baisse temporairement.

La vraie question que je me posais était simple: si je devais conserver ce bien plusieurs années dans un contexte moins porteur, serais-je toujours satisfait de l’avoir acheté ?

Pour moi, la réponse devait être évidente.

C’est aussi pour cela que j’accordais autant d’importance à l’emplacement, à la vue durable, à la qualité du projet et à l’agrément personnel d’usage. Le rendement compte, bien sûr. Mais il ne compense pas un mauvais actif.

Les critères qui ont guidé ma décision finale

Au fil de mes recherches, certains critères sont devenus absolument centraux:

  • un emplacement premium;
  • un véritable front de mer;
  • une vue durable, pas simplement séduisante aujourd’hui;
  • un nombre d’unités suffisamment limité pour préserver une forme de rareté;
  • des prestations de très haut niveau;
  • un quartier calme, résidentiel et recherché;
  • un bien que j’aurais personnellement plaisir à utiliser.

À partir de là, mon choix s’est clarifié assez naturellement.

C’est cette logique qui m’a conduit vers Wongamat, puis vers mon achat à Riviera Palm Beach.

Conclusion

Avant de commencer mes recherches, je savais déjà que l’emplacement resterait un critère central, comme dans n’importe quel marché immobilier.

Mais à Pattaya, j’ai compris qu’un autre facteur devenait presque encore plus important: la capacité d’un bien à résister à l’arrivée permanente de projets plus récents, plus spectaculaires et souvent plus séduisants sur le papier.

Dans une ville où l’on construit beaucoup, l’immobilier fonctionne parfois presque comme l’automobile: le neuf attire, le neuf fait rêver, et le projet suivant promet souvent davantage que le précédent.

C’est sans doute l’une des grandes différences avec la Suisse. Là-bas, on achète souvent pour très longtemps. En Thaïlande, j’ai plutôt eu le sentiment que beaucoup d’acheteurs se projettent sur un horizon de cinq à dix ans, avec un marché qui se renouvelle beaucoup plus vite.

Dès lors, la vraie question n’est plus seulement de savoir si un condo est beau aujourd’hui, mais s’il possédera encore demain quelque chose que les futurs projets ne pourront pas facilement reproduire.

C’est là que la rareté devient décisive: la rareté d’un vrai front de mer, la rareté d’une adresse premium, la rareté d’un projet moins massif et moins générique.

Et c’est probablement la leçon la plus importante que j’ai apprise dans cette histoire.