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Temps de lecture : environ 40 minutes

Ce guide est basé sur mon expérience personnelle d’acheteur, complétée par plusieurs mois de recherches et d’échanges avec des promoteurs, agents immobiliers, propriétaires et professionnels du secteur. Il ne remplace pas les conseils d’un avocat ou d’un fiscaliste, mais a pour objectif de vous aider à comprendre les principales étapes et à éviter les erreurs les plus fréquentes.


Sommaire


Tout ce que j’aurais aimé savoir avant d’acheter un condo en Thaïlande

Lorsque j’ai posé le pied à Pattalanya pour la première fois, je n’avais absolument pas prévu d’acheter un appartement.

En tout cas, pas aussi vite.

Mon idée était simple : découvrir la ville, visiter quelques résidences, mieux comprendre le marché immobilier thaïlandais, puis rentrer en Suisse avec davantage de réponses que de questions.

Dix jours plus tard, je réservais pourtant un appartement de plus de 12 millions de bahts.

Dit comme cela, la décision paraît presque impulsive.

En réalité, elle est le résultat de plusieurs mois de préparation.

Avant même d’embarquer pour la Thaïlande, j’avais déjà passé des dizaines d’heures à étudier le marché, comparer les quartiers, analyser les promoteurs, regarder les plans des résidences et échanger avec des personnes vivant sur place.

Une fois arrivé, tout est simplement devenu beaucoup plus concret.

Pendant plusieurs jours, j’ai visité des condominiums quasiment du matin au soir.

J’ai découvert des projets exceptionnels, d’autres beaucoup moins convaincants, des résidences qui semblaient magnifiques sur les photos mais beaucoup moins en réalité, et inversement.

Plus j’avançais dans mes recherches, plus une évidence s’imposait.

L’information existe.

Mais elle est incroyablement dispersée.

Un site explique le Foreign Quota.

Un autre détaille les frais de transfert.

Un troisième parle des visas.

Un quatrième compare les quartiers.

Un cinquième présente les différents promoteurs.

Au final, il faut passer des semaines à rassembler toutes ces informations pour commencer à avoir une vision globale.

Pour les francophones, c’est encore plus compliqué.

La majorité des ressources sérieuses sont en anglais, parfois uniquement en thaï.

C’est précisément la raison d’être de ce guide.

Je n’ai pas la prétention de remplacer un avocat, un notaire ou un fiscaliste spécialisé en Thaïlande.

En revanche, je peux partager ce que j’aurais aimé lire avant de signer mon propre achat.

Les règles qu’il faut comprendre.

Les erreurs que j’ai évitées.

Celles que j’aurais pu commettre.

Les critères auxquels je n’aurais jamais pensé au départ.

Et surtout la façon dont j’ai construit ma réflexion avant d’investir.

Si cet article vous permet d’économiser plusieurs semaines de recherches, d’éviter une mauvaise décision ou simplement d’aborder votre projet avec davantage de sérénité, alors il aura pleinement atteint son objectif.


Pourquoi autant d’étrangers achètent-ils un condo en Thaïlande ?

Avant de commencer mes recherches, je pensais que la réponse tenait en un seul mot :

le prix.

En comparaison avec de nombreuses villes européennes, il est encore possible d’acquérir en Thaïlande un appartement moderne avec piscine, salle de sport, sécurité 24h/24 et parfois même vue mer pour un budget qui paraît relativement accessible.

Mais après plusieurs mois passés à étudier le marché, j’ai compris que cette explication était beaucoup trop simpliste.

Si autant d’étrangers choisissent aujourd’hui d’investir en Thaïlande, c’est parce que le pays réunit plusieurs avantages rarement présents au même endroit.

Parmi eux :

  • un coût de la vie encore attractif pour de nombreux Européens ;
  • un climat tropical toute l’année ;
  • des infrastructures modernes ;
  • des hôpitaux privés parmi les meilleurs d’Asie ;
  • un réseau aérien exceptionnel ;
  • une économie dynamique ;
  • un tourisme international très développé ;
  • un marché immobilier encore accessible sur certains segments.

À cela s’ajoute un élément que l’on découvre souvent une fois sur place.

La qualité de vie.

En dehors des clichés, la Thaïlande offre un confort quotidien remarquable.

Restaurants, commerces, centres commerciaux, services médicaux, sécurité, facilité des déplacements dans les grandes villes…

Tout cela explique pourquoi de nombreux visiteurs finissent par envisager une résidence secondaire ou un investissement locatif.

Les profils d’acheteurs sont d’ailleurs très variés.

Certains recherchent un appartement pour leurs vacances.

D’autres préparent leur retraite.

Certains souhaitent simplement diversifier leur patrimoine à l’international.

D’autres encore investissent uniquement dans une logique de rendement locatif.

Dans mon cas, c’était un mélange de plusieurs objectifs.

Je voulais disposer d’un appartement que je pourrais utiliser plusieurs semaines par an, tout en conservant un bon potentiel de location longue durée et, si possible, une valorisation intéressante sur le long terme.


Pourquoi choisir un condominium plutôt qu’une maison ?

Comme beaucoup de personnes, j’imaginais au départ acheter une villa.

Dans mon esprit, vivre en Thaïlande signifiait forcément une maison avec piscine entourée de palmiers.

Puis j’ai commencé à étudier sérieusement le marché.

Et j’ai progressivement changé d’avis.

J’ai découvert que les condominiums présentaient de nombreux avantages, notamment pour un premier investissement.

Parmi les principaux :

  • une sécurité permanente ;
  • un entretien largement simplifié ;
  • des charges souvent prévisibles ;
  • des équipements haut de gamme accessibles uniquement dans des résidences collectives.

Aujourd’hui, certaines résidences offrent des prestations qui ressemblent davantage à celles d’un hôtel cinq étoiles qu’à une simple copropriété.

Selon les projets, on retrouve notamment :

  • plusieurs piscines ;
  • salle de fitness complète ;
  • spa ;
  • sauna ;
  • onsen japonais ;
  • hammam ;
  • espaces de coworking ;
  • salons privés ;
  • cinéma ;
  • salles de jeux ;
  • simulateurs de golf ;
  • sky lounge ;
  • rooftop ;
  • jardins suspendus ;
  • restaurants ;
  • conciergerie.

Autre avantage important :

L’entretien est mutualisé.

Lorsque vous partez plusieurs mois, vous ne laissez pas une maison vide nécessitant un entretien régulier du jardin, de la piscine ou des installations extérieures.

Enfin, le condominium constitue aujourd’hui la solution juridiquement la plus simple pour un acheteur étranger.

Les règles sont claires.

La propriété est reconnue.

Le marché est mature.

Et les démarches sont relativement bien encadrées.

Cela ne signifie évidemment pas qu’une maison soit un mauvais investissement.

Simplement que les règles juridiques sont beaucoup plus complexes.


Un étranger peut-il réellement acheter un condo en Thaïlande ?

C’est probablement la question que l’on me pose le plus souvent.

Et la réponse est très claire :

Oui.

Contrairement à une idée encore largement répandue, un étranger peut devenir pleinement propriétaire d’un condominium en Thaïlande.

Il ne s’agit pas d’un bail de 99 ans.

Il ne s’agit pas non plus d’un simple droit d’occupation.

Lorsque toutes les conditions légales sont réunies, vous êtes propriétaire de votre appartement en pleine propriété (freehold).

En revanche, cette possibilité est encadrée par plusieurs règles importantes.

La plus connue concerne ce que l’on appelle le Foreign Quota.

Comprendre cette notion est indispensable avant même de commencer à visiter des appartements.

Car elle influence non seulement les possibilités d’achat, mais également la valeur de certains biens sur le marché.

Comprendre le Foreign Quota : la règle que tout acheteur étranger doit connaître

S’il y a une notion à comprendre avant d’acheter un condominium en Thaïlande, c’est bien celle du Foreign Quota.

Avant mes recherches, j’en avais entendu parler à plusieurs reprises, mais sans réellement comprendre son fonctionnement.

En réalité, son principe est relativement simple.

La loi thaïlandaise autorise les étrangers à devenir pleinement propriétaires d’un condominium, mais elle limite la part des logements pouvant être détenus par des non-Thaïlandais.

Concrètement, 49 % de la surface totale vendable d’une copropriété peuvent appartenir à des étrangers. Les 51 % restants doivent appartenir à des personnes éligibles au quota thaïlandais.

Cette règle concerne l’ensemble de la résidence et non chaque étage ou chaque type d’appartement.

Autrement dit, lorsqu’un programme rencontre un fort succès auprès des acheteurs internationaux, toutes les unités disponibles en Foreign Quota peuvent être vendues alors qu’il reste encore de nombreux appartements disponibles en Thai Quota.

C’est une situation que l’on rencontre régulièrement dans les projets les plus recherchés.

Pourquoi le Foreign Quota est-il aussi recherché ?

Le principal avantage est évident.

Un étranger peut acheter directement en son nom et devenir pleinement propriétaire de son appartement.

Cela facilite généralement la revente future auprès d’un autre acheteur étranger.

Dans certains projets très demandés, cette rareté crée même une différence de prix.

Il n’est pas exceptionnel de voir deux appartements strictement identiques être proposés à des tarifs différents uniquement parce que l’un est disponible en Foreign Quota et l’autre en Thai Quota.

Selon les résidences, cet écart peut représenter plusieurs centaines de milliers de bahts.

Dans certains projets haut de gamme, il peut même dépasser le million de bahts.

Mon expérience

Lorsque j’ai commencé à visiter sérieusement les résidences de Pattaya, cette différence de prix m’a surpris.

Je regardais deux appartements identiques.

Même étage.

Même surface.

Même orientation.

Même vue.

Et pourtant, le prix était différent.

La seule explication était le quota auquel appartenait l’unité.

À partir de ce moment-là, j’ai compris que le Foreign Quota possédait une valeur en lui-même.


Qu’est-ce que le Thai Quota ?

Le Thai Quota correspond aux appartements qui ne sont pas destinés à être achetés directement par un étranger.

Ils peuvent notamment être acquis par des citoyens thaïlandais ou par des personnes répondant aux conditions prévues par la législation.

Pour certains acheteurs, ce quota peut représenter une excellente opportunité.

Il arrive en effet que les prix soient sensiblement inférieurs à ceux pratiqués en Foreign Quota.

Dans certaines résidences, l’écart est relativement faible.

Dans d’autres, il devient beaucoup plus important.

Mon propre achat

Dans mon cas, mon appartement a été acheté en Thai Quota, au nom de mon épouse thaïlandaise.

Ce choix correspondait parfaitement à notre situation familiale et nous a permis de bénéficier d’un prix plus avantageux.

En revanche, cette solution n’est évidemment pas adaptée à tout le monde.

Chaque situation est différente.

Le choix entre Foreign Quota et Thai Quota ne doit jamais être guidé uniquement par le prix.

Les conséquences juridiques, patrimoniales et successorales doivent être étudiées avec soin.

C’est un sujet qui mérite, selon moi, une véritable discussion avec un avocat spécialisé lorsque l’investissement devient important.

À retenir : un appartement moins cher n’est pas forcément une meilleure affaire si la structure juridique n’est pas adaptée à votre situation.


Le leasehold : une autre manière d’acheter

Tous les appartements vendus aux étrangers ne sont pas proposés en pleine propriété (freehold).

Certains programmes utilisent un autre système appelé leasehold.

Le principe est différent.

Vous n’achetez pas le bien en pleine propriété.

Vous obtenez un droit d’utilisation exclusif pendant une durée prévue au contrat.

Cette durée est souvent de 30 ans, avec des clauses de renouvellement qui varient selon les projets.

C’est un système parfaitement légal, utilisé dans plusieurs pays d’Asie.

Il peut convenir à certaines situations, notamment lorsque le prix d’acquisition est plus attractif ou lorsque le projet est situé sur un terrain qui ne peut être vendu en pleine propriété.

En revanche, il est essentiel de bien comprendre les modalités du bail avant de signer.

Les conditions de renouvellement.

Les droits du propriétaire.

Les obligations des différentes parties.

Toutes ces questions doivent être clairement précisées dans le contrat.

Personnellement, je recherchais exclusivement un appartement en freehold.

Dans une logique patrimoniale à long terme, c’était un critère important.


Peut-on acheter une maison en Thaïlande ?

C’est probablement la deuxième question qui revient le plus souvent.

La réponse est plus nuancée.

En règle générale, un étranger ne peut pas devenir propriétaire d’un terrain en Thaïlande.

Or, lorsqu’on achète une maison, on achète presque toujours également le terrain sur lequel elle est construite.

C’est là que les choses se compliquent.

Contrairement aux condominiums, les règles applicables aux maisons sont beaucoup plus techniques.

Il existe néanmoins plusieurs mécanismes juridiques parfaitement légaux.

Parmi eux :

  • le leasehold (bail de longue durée) ;
  • le droit de superficie (superficies) ;
  • l’usufruit (usufruct).

Chaque solution présente des avantages, mais également des limites.

Le choix dépend notamment de votre situation familiale, de vos objectifs patrimoniaux, de la durée envisagée et du type de bien.

Pour un investissement de plusieurs millions de bahts, je pense qu’il est indispensable de se faire accompagner par un professionnel compétent.

Les quelques centaines d’euros dépensés pour un conseil juridique sont souvent insignifiantes au regard des montants investis.


Les sociétés avec prête-noms : pourquoi je déconseille cette solution

Pendant de nombreuses années, certains étrangers ont acheté des maisons via une société thaïlandaise.

Sur le papier, cette société appartenait majoritairement à des actionnaires thaïlandais.

En pratique, ces actionnaires n’étaient parfois que des prête-noms, appelés nominees, sans véritable rôle dans l’entreprise.

L’objectif était simple.

Contourner l’interdiction faite aux étrangers de posséder directement un terrain.

Pendant longtemps, cette pratique a été largement tolérée.

Certains agents la présentaient même comme une solution presque “classique”.

Aujourd’hui, je pense que cette époque est révolue.

Les contrôles se renforcent

Depuis plusieurs années, et plus encore en 2025 et 2026, les autorités thaïlandaises ont nettement renforcé leurs contrôles.

Les sociétés créées uniquement pour permettre à un étranger de détenir indirectement un terrain font désormais l’objet d’une attention particulière.

Les administrations vérifient davantage :

  • la réalité de l’activité de la société ;
  • l’origine des capitaux ;
  • le rôle effectif des actionnaires thaïlandais ;
  • l’existence éventuelle de prête-noms.

Les sanctions peuvent être lourdes lorsque la société n’a aucune activité réelle et sert uniquement à contourner la loi.

Mon avis personnel

Je déconseille clairement aujourd’hui d’utiliser une société “coquille vide” avec des prête-noms uniquement pour acheter un terrain.

Le jeu n’en vaut plus la chandelle.

Si votre projet nécessite une structure juridique particulière, faites-la construire avec un avocat spécialisé, dans un cadre parfaitement conforme à la législation thaïlandaise.

C’est infiniment plus rassurant.


Comment choisir le bon emplacement : la décision qui fera toute la différence

S’il y a une chose que j’ai comprise au fil de mes recherches, c’est que le plus bel appartement du mauvais quartier restera presque toujours un mauvais investissement.

À l’inverse, un appartement plus simple, mais situé dans un emplacement exceptionnel, conservera généralement beaucoup mieux sa valeur au fil des années.

Cette idée peut paraître évidente.

Pourtant, lorsque l’on visite plusieurs résidences haut de gamme en quelques jours, il devient très facile de se laisser séduire par une piscine spectaculaire, un hall d’entrée digne d’un hôtel cinq étoiles ou une salle de sport impressionnante.

Moi aussi, je suis passé par là.

Au début, je regardais principalement les prestations.

Puis, petit à petit, j’ai compris que je regardais le problème à l’envers.

L’appartement est important.

La résidence aussi.

Mais l’emplacement restera toujours le seul critère impossible à modifier.

On peut rénover un appartement.

Changer la cuisine.

Refaire les salles de bains.

Modifier la décoration.

Remplacer le mobilier.

Mais personne ne déplacera jamais un immeuble.

C’est pourquoi je suis convaincu que l’emplacement représente probablement 70 à 80 % de la valeur future d’un bien immobilier.


Avant de choisir un appartement, choisissez votre projet de vie

Avant même d’ouvrir les annonces immobilières, posez-vous cette question :

Pourquoi souhaitez-vous acheter en Thaïlande ?

La réponse orientera naturellement votre recherche.

Souhaitez-vous :

  • préparer votre retraite ?
  • disposer d’une résidence secondaire ?
  • réaliser un investissement locatif ?
  • diversifier votre patrimoine ?
  • vivre plusieurs mois par an en Thaïlande ?
  • revendre avec une plus-value dans quelques années ?

Ces objectifs peuvent sembler proches, mais ils conduisent souvent à des choix très différents.

Un investisseur ne recherchera pas forcément le même quartier qu’un retraité.

Une personne souhaitant vivre toute l’année n’accordera pas la même importance aux critères qu’un propriétaire qui n’occupera son appartement que trois semaines par an.


Choisir la bonne ville

Beaucoup de futurs acheteurs commencent leurs recherches en regardant les appartements.

À mon avis, c’est une erreur.

La première question devrait être beaucoup plus simple :

Pourquoi souhaitez-vous acheter en Thaïlande ?

Votre réponse déterminera très souvent la ville idéale.

Un investisseur à la recherche d’un rendement locatif ne choisira pas forcément la même destination qu’un retraité ou qu’une personne souhaitant passer seulement quelques semaines par an au soleil.

Avant même de comparer deux résidences, il faut donc choisir la ville qui correspond réellement à votre projet.

C’est ce que nous allons voir dans la prochaine partie.Toutes les villes thaïlandaises ne répondent pas aux mêmes attentes

La Thaïlande offre un marché immobilier extrêmement varié.

Chaque ville possède sa propre identité.

Son propre rythme.

Son propre marché.

Ses avantages… et ses inconvénients.

Voici celles qui reviennent le plus souvent dans les recherches des acheteurs étrangers.


Pattaya : bien plus que l’image que l’on s’en fait

Je vais être totalement honnête.

Lorsque j’ai commencé à réfléchir à un achat en Thaïlande, Pattaya n’était absolument pas ma destination préférée.

Comme beaucoup de personnes, j’avais une image très caricaturale de la ville.

Je pensais connaître Pattaya.

En réalité, je ne connaissais qu’une infime partie de ce qu’elle est réellement.

Quelques jours sur place ont complètement changé ma perception.

J’ai découvert une ville beaucoup plus vaste, plus moderne et surtout beaucoup plus diversifiée que je ne l’imaginais.

On y trouve :

  • de grands centres commerciaux modernes ;
  • des restaurants gastronomiques ;
  • des écoles internationales ;
  • des hôpitaux privés réputés ;
  • des quartiers résidentiels très calmes ;
  • plusieurs marinas ;
  • des plages agréables ;
  • une vie culturelle et sportive de plus en plus développée.

Pattaya attire aujourd’hui une population extrêmement variée :

  • familles thaïlandaises ;
  • retraités étrangers ;
  • entrepreneurs ;
  • télétravailleurs ;
  • investisseurs ;
  • expatriés installés à long terme.

Cette diversité constitue, selon moi, l’une des grandes forces de la ville.

Elle permet au marché immobilier de ne pas dépendre uniquement du tourisme.


Un marché immobilier en pleine montée en gamme

L’autre élément qui m’a marqué est l’évolution spectaculaire des nouveaux projets.

Les résidences livrées aujourd’hui n’ont plus grand-chose à voir avec celles construites il y a quinze ou vingt ans.

Les promoteurs rivalisent désormais avec certains hôtels de luxe.

  • Piscines à débordement.
  • Sky lounges.
  • Spa.
  • Espaces de coworking.
  • Cinémas privés.
  • Restaurants.
  • Simulateurs de golf.
  • Conciergerie.

Les équipements proposés deviennent parfois impressionnants.

En parallèle, Pattaya bénéficie d’importants investissements publics et privés.

L’amélioration des infrastructures, le développement du réseau routier, les projets liés au corridor économique de l’Est (EEC) et l’arrivée progressive du train à grande vitesse reliant Bangkok participent à renforcer l’attractivité de la région sur le long terme.

Personne ne peut prédire précisément l’évolution future du marché.

En revanche, il est difficile d’ignorer les investissements réalisés aujourd’hui.


Bangkok : une logique totalement différente

Bangkok répond à une autre philosophie.

On n’y achète pas un appartement pour vivre près de la plage.

On investit dans une métropole de plus de dix millions d’habitants.

Le marché y est plus mature.

Plus profond.

Plus international.

La demande locative est généralement soutenue par les expatriés, les cadres, les étudiants et les entreprises.

Les prix sont souvent plus élevés dans les quartiers les plus recherchés.

Les rendements peuvent être légèrement inférieurs à ceux observés à Pattaya, mais la demande locative est souvent plus régulière.

Pour un investisseur recherchant principalement une clientèle de résidents permanents, Bangkok constitue une excellente option.


Phuket : le prestige touristique

Phuket bénéficie d’une réputation internationale exceptionnelle.

L’île attire une clientèle mondiale disposant souvent d’un pouvoir d’achat élevé.

Les plages figurent parmi les plus belles de Thaïlande.

Le marché immobilier est fortement influencé par le tourisme haut de gamme.

Les prix peuvent atteindre des niveaux très élevés dans certains secteurs.

Pour une résidence secondaire ou un investissement destiné à une clientèle premium, Phuket reste une destination particulièrement attractive.

En revanche, le marché est plus dépendant de l’activité touristique internationale.


Hua Hin : la tranquillité avant tout

Hua Hin séduit principalement les personnes recherchant un rythme de vie plus calme.

La ville attire beaucoup de retraités.

L’ambiance y est familiale.

Le développement immobilier est plus mesuré.

Pour certains acheteurs, cette atmosphère constitue justement son principal atout.


Koh Samui : vivre au paradis

Koh Samui répond avant tout à un choix de style de vie.

L’île offre un cadre exceptionnel.

Une nature magnifique.

Des plages paradisiaques.

Le marché immobilier reste toutefois plus spécifique, avec une clientèle davantage tournée vers les résidences secondaires et les locations saisonnières.


Pourquoi j’ai finalement choisi Pattaya

Plus je visitais de projets, plus une évidence s’imposait.

Pattaya cochait presque toutes les cases de mon cahier des charges.

Je recherchais :

  • une ville vivante toute l’année ;
  • un marché immobilier dynamique ;
  • un fort potentiel locatif ;
  • des infrastructures modernes ;
  • un accès rapide depuis Bangkok ;
  • une qualité de vie agréable ;
  • un budget encore raisonnable comparé à d’autres destinations internationales.

Pattaya réunissait tous ces critères.

Le choix de la ville était fait.

Restait encore à choisir le quartier.

Et c’est probablement là que les vraies différences apparaissent.


Tous les quartiers de Pattaya ne se valent pas

Beaucoup de personnes parlent de Pattaya comme s’il s’agissait d’un seul marché immobilier.

En réalité, chaque quartier possède sa propre identité.

Son ambiance.

Sa clientèle.

Son niveau de prix.

Son potentiel de valorisation.


Wongamat : le quartier qui m’a convaincu

C’est ici que j’ai finalement acheté.

Et ce n’est pas un hasard.

Wongamat est souvent considéré comme le secteur résidentiel le plus prestigieux de Pattaya.

Le quartier offre plusieurs avantages rares.

Les plages y sont parmi les plus agréables de la ville.

L’environnement est beaucoup plus calme que dans le centre.

La densité commerciale reste limitée.

Les grands hôtels de luxe y sont nombreux.

On y trouve également plusieurs des résidences les plus emblématiques de Pattaya.

Parmi elles :

  • Arom Wongamat ;
  • The Riviera Palm Beach ;
  • The Palm ;
  • Northpoint ;
  • Zire Wongamat.

Autre élément important.

Le foncier disponible devient extrêmement rare.

Une grande partie du front de mer est déjà construite.

Les nouvelles opportunités sont donc limitées.

À long terme, cette rareté pourrait contribuer à soutenir les prix, même si, comme toujours en immobilier, aucune évolution future ne peut être garantie.

C’est précisément cette combinaison entre qualité de vie, rareté du foncier et montée en gamme des projets qui m’a convaincu.


Pratumnak : une valeur sûre

Pratumnak est également considéré comme un secteur haut de gamme.

Situé entre Pattaya et Jomtien, il bénéficie d’une excellente réputation.

Le quartier est plus résidentiel.

Plus calme.

On y trouve de nombreuses villas ainsi que plusieurs condominiums de standing.

Pour beaucoup d’acheteurs, Pratumnak représente un excellent compromis.


Jomtien : un marché en pleine évolution

Jomtien attire principalement les familles, les retraités et les personnes recherchant davantage d’espace.

Le front de mer est beaucoup plus long.

Les prix restent souvent plus accessibles.

Plusieurs grands projets récents participent à la montée en gamme du quartier.


Central Pattaya : au cœur de l’activité

Le centre-ville constitue le cœur économique de Pattaya.

Centres commerciaux.

Restaurants.

Vie nocturne.

Commerces.

Transports.

Tout est accessible à pied.

Ce secteur séduira principalement les personnes recherchant une forte animation ou un investissement locatif orienté vers une clientèle urbaine.


Le quartier avant la résidence

Avec le recul, je pense que beaucoup d’acheteurs inversent les priorités.

Ils commencent par choisir une résidence.

Puis découvrent ensuite son environnement.

Personnellement, je recommande exactement l’inverse.

Mon ordre de réflexion est devenu le suivant :

  1. Choisir la ville.
  2. Sélectionner le quartier.
  3. Comparer les promoteurs.
  4. Étudier les résidences.
  5. Choisir l’unité.

Cette méthode demande un peu plus de temps.

Mais elle évite beaucoup d’erreurs.

Comment choisir un bon promoteur : un critère souvent sous-estimé

Lorsque l’on découvre un projet immobilier spectaculaire, il est très facile de se laisser séduire par les images de synthèse.

Les brochures sont magnifiques.

Les vidéos donnent envie.

Les showrooms sont impressionnants.

Mais une question beaucoup plus importante mérite d’être posée :

Qui construit ce projet ?

En immobilier, le promoteur est presque aussi important que l’emplacement.

Surtout lorsqu’il s’agit d’un achat sur plan.

Pendant plusieurs mois, j’ai passé énormément de temps à comparer les différents promoteurs présents à Pattaya.

J’ai visité leurs anciennes réalisations.

J’ai discuté avec des propriétaires.

J’ai observé le vieillissement des immeubles.

J’ai regardé les finitions, l’entretien des parties communes et l’ambiance générale des résidences.

Cela m’a permis de comprendre qu’il existe parfois des différences importantes entre la qualité promise sur les brochures et la qualité réellement livrée.


Les questions que je me suis systématiquement posées

Avant même de regarder le prix, j’essayais toujours d’obtenir des réponses aux questions suivantes.

Combien de projets le promoteur a-t-il déjà livrés ?

Un promoteur expérimenté inspire généralement davantage confiance qu’une société qui réalise son premier projet.

Cela ne signifie pas qu’un nouvel acteur construira forcément un mauvais immeuble.

Mais l’historique permet d’évaluer plus facilement son sérieux.


Respecte-t-il ses délais ?

Les retards existent partout dans le monde.

La Thaïlande ne fait pas exception.

L’important est surtout d’observer si les retards restent raisonnables ou deviennent systématiques.


Quelle est la qualité des finitions ?

Les images de synthèse sont toujours parfaites.

La réalité l’est parfois un peu moins.

C’est pourquoi je conseille toujours de visiter plusieurs résidences déjà livrées par le même promoteur.

On peut alors observer :

  • les matériaux utilisés ;
  • la qualité des peintures ;
  • les menuiseries ;
  • les ascenseurs ;
  • les équipements communs ;
  • le vieillissement général du bâtiment.

Les copropriétaires sont-ils satisfaits ?

Internet permet aujourd’hui de trouver de nombreux retours d’expérience.

Les groupes Facebook, les forums ou encore les avis Google donnent souvent une bonne idée de la satisfaction générale.

Il faut évidemment conserver un certain recul.

On trouve toujours des avis extrêmement positifs… et d’autres très négatifs.

Mais lorsqu’un même problème revient régulièrement, il mérite probablement d’être pris au sérieux.


Une résidence ne se résume pas à sa piscine

Au début de mes recherches, je regardais énormément les équipements.

Je comparais :

  • la salle de sport ;
  • les piscines ;
  • le rooftop ;
  • le spa ;
  • les espaces communs.

Puis je me suis rendu compte que je passais à côté de critères beaucoup plus importants.

Une magnifique piscine ne compensera jamais un mauvais emplacement.

Un rooftop spectaculaire ne fera pas disparaître une vue bouchée cinq ans plus tard.

Une salle de sport exceptionnelle ne corrigera pas un plan d’appartement mal conçu.

Petit à petit, mes priorités ont complètement changé.


Comment choisir la meilleure unité ?

C’est probablement la décision la plus importante de tout le processus.

Deux appartements situés dans le même immeuble peuvent présenter plusieurs millions de bahts d’écart quelques années plus tard.

Pourquoi ?

Parce qu’ils ne possèdent pas les mêmes caractéristiques.

Aujourd’hui, voici les critères que je regarde systématiquement.


1. Le nombre total d’appartements

Ce critère est rarement évoqué.

Pourtant, il influence directement la rareté du bien.

Une résidence de 250 appartements ne proposera jamais autant d’offres à la revente qu’une résidence de 1 500 unités.

À long terme, cette rareté peut contribuer à soutenir les prix.

Bien entendu, ce n’est pas le seul facteur.

Mais je pense qu’il mérite davantage d’attention.

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’ont conduit à choisir The Riviera Palm Beach, avec seulement 298 appartements, alors que certains projets concurrents dépassent largement les 500, voire 1 000 unités.


2. L’étage

Beaucoup de personnes pensent qu’il faut absolument acheter le plus haut possible.

Moi aussi, je le croyais au départ.

Puis j’ai changé d’avis.

Oui, un étage élevé offre généralement une meilleure vue.

Mais il faut également tenir compte d’autres éléments.

Plus on monte :

  • plus le prix augmente ;
  • plus les ascenseurs deviennent indispensables ;
  • plus le temps d’attente peut être important.

À l’inverse, un étage intermédiaire offre souvent un excellent compromis entre vue, prix et praticité.

Dans mon cas, le 17ᵉ étage m’a semblé représenter un équilibre très intéressant.

La vue est déjà largement dégagée.

Le prix restait plus raisonnable que celui des étages supérieurs.

Et je conserve une marge de progression intéressante en cas de revente.


3. L’orientation : un critère largement sous-estimé

Avant mes recherches, je pensais que seule la vue comptait.

En réalité, l’orientation influence énormément le confort quotidien.

Elle détermine :

  • l’ensoleillement ;
  • la température intérieure ;
  • la luminosité ;
  • la consommation de climatisation.

En Thaïlande, ces éléments prennent une importance particulière.

Une façade exposée plein ouest recevra le soleil le plus chaud de la journée.

À certaines périodes de l’année, cela peut considérablement augmenter la température intérieure.

À l’inverse, une orientation nord ou nord-est reste généralement beaucoup plus agréable.

C’est d’ailleurs une caractéristique particulièrement recherchée par de nombreux acheteurs thaïlandais.


Pourquoi j’ai choisi une orientation nord

Lorsque j’ai commencé mes recherches, j’étais persuadé que je voulais absolument admirer le coucher de soleil sur la baie de Pattaya.

Les vues orientées vers Koh Larn sont effectivement magnifiques.

Puis j’ai découvert un autre avantage.

Mon appartement est orienté vers le nord.

Cela signifie :

  • pratiquement pas de soleil direct une grande partie de l’année ;
  • un appartement naturellement plus frais ;
  • davantage de confort sur le balcon ;
  • une consommation de climatisation potentiellement plus faible.

Certes, la vue est différente.

Mais avec le recul, je referais exactement le même choix.

Je préfère profiter d’un appartement lumineux sans subir la chaleur du soleil en fin d’après-midi.


4. La vue actuelle… et la vue future

C’est probablement le point sur lequel j’ai passé le plus de temps.

Une magnifique vue aujourd’hui ne garantit absolument pas qu’elle existera encore dans cinq ans.

Avant de réserver mon appartement, j’ai étudié :

  • les terrains voisins ;
  • les parcelles encore disponibles ;
  • les règles d’urbanisme ;
  • les hauteurs possibles des futures constructions.

Cette analyse m’a parfois conduit à éliminer des appartements pourtant très séduisants.

Je préfère une vue légèrement moins spectaculaire mais beaucoup plus durable.


5. Le plan de l’appartement

Les mètres carrés ne font pas tout.

Deux appartements de 70 m² peuvent donner des impressions totalement différentes.

Je regarde notamment :

  • les espaces perdus ;
  • la circulation entre les pièces ;
  • la taille du séjour ;
  • la profondeur du balcon ;
  • la disposition des chambres ;
  • la luminosité.

Un bon plan vieillit souvent beaucoup mieux qu’un appartement plus grand mais mal conçu.


6. Les nuisances sonores

On y pense rarement lors de la réservation.

Pourtant, certains appartements sont beaucoup plus exposés que d’autres.

Je regarde toujours :

  • la proximité des ascenseurs ;
  • les locaux techniques ;
  • les gaines techniques ;
  • les zones de livraison ;
  • les bars ;
  • les routes principales.

Un appartement légèrement plus éloigné des ascenseurs peut offrir un confort bien supérieur.


7. La facilité de revente

C’est probablement le meilleur conseil que je puisse donner.

Achetez toujours un appartement que quelqu’un d’autre aura envie d’acheter dans dix ans.

Lorsque j’hésitais entre plusieurs unités, je me posais systématiquement cette question.

Si je devais remettre cet appartement sur le marché demain…

Lequel attirerait naturellement le plus d’acheteurs ?

Cette simple réflexion m’a aidé à prendre plusieurs décisions.


Les critères qui ont guidé mon achat

Au final, mon choix s’est porté sur un appartement qui réunissait presque tous les critères que je recherchais :

✅ quartier haut de gamme ;

✅ front de mer ;

✅ résidence limitée à 298 appartements ;

✅ promoteur reconnu ;

✅ orientation nord ;

✅ vue dégagée ;

✅ étage intermédiaire ;

✅ excellent plan ;

✅ forte qualité des prestations ;

✅ potentiel de valorisation à long terme.

Est-ce l’investissement parfait ?

Personne ne peut l’affirmer.

L’immobilier comporte toujours une part d’incertitude.

En revanche, je suis convaincu d’avoir pris une décision cohérente avec mes objectifs et après une analyse approfondie.


À retenir

S’il fallait résumer cette partie en une phrase, ce serait celle-ci :

N’achetez jamais uniquement une vue ou un appartement. Achetez un emplacement, un promoteur et une unité que le marché continuera à rechercher dans dix ou quinze ans.

Acheter un condo en Thaïlande : comment se déroule réellement un achat ?

Une fois la ville, le quartier et la résidence choisis, une nouvelle étape commence.

Et c’est souvent celle qui génère le plus de questions.

Comment réserve-t-on un appartement ?

Quand faut-il payer ?

Que contient le contrat ?

Quels sont les risques ?

Comment être certain que tout se déroule correctement ?

Avant mon premier achat, j’avais exactement les mêmes interrogations.

En réalité, le processus est beaucoup plus simple que je ne l’imaginais.

À condition, bien sûr, de prendre le temps de comprendre chaque étape.


Acheter sur plan ou dans l’ancien?

La première décision consiste à choisir entre un appartement déjà construit et un projet en cours de développement.

Les deux options présentent des avantages.

Le meilleur choix dépendra surtout de vos objectifs.


Acheter un condominium déjà livré

L’achat dans l’ancien présente un avantage évident.

Vous voyez exactement ce que vous achetez.

Vous pouvez visiter l’appartement.

Observer la qualité des finitions.

Tester les ascenseurs.

Évaluer le niveau sonore.

Vérifier la qualité de la copropriété.

Vous découvrez également le quartier dans sa réalité quotidienne.

Le matin.

Le soir.

Le week-end.

Vous pouvez observer la circulation, les commerces, l’ambiance générale ou encore la fréquentation de la résidence.

Autre avantage important.

Si vous souhaitez louer rapidement votre appartement, il est généralement possible de le faire immédiatement après l’achat.

En contrepartie, les meilleures unités sont parfois déjà détenues depuis longtemps par leurs propriétaires.

Il faut également accepter un prix qui reflète le marché actuel.


Acheter sur plan

Acheter sur plan signifie réserver un appartement alors que l’immeuble n’est pas encore livré.

Selon le projet, plusieurs situations sont possibles.

Le chantier peut avoir déjà commencé.

Les fondations peuvent être terminées.

Ou, comme ce fut mon cas, le projet peut être encore au stade de la précommercialisation.

Certaines personnes considèrent cette solution comme plus risquée.

D’autres y voient au contraire la meilleure opportunité d’obtenir les appartements les plus recherchés.

La réalité se situe probablement entre les deux.


Mon choix : acheter en prévente

Lorsque j’ai réservé mon appartement, le chantier n’avait pas encore commencé.

Les autorisations de construire avaient été obtenues.

L’étude d’impact environnemental (EIA) était approuvée.

Le financement du projet était sécurisé.

Les plans étaient définitifs.

La commercialisation venait tout juste de débuter.

J’ai donc acheté en phase de prévente.

Cela peut surprendre.

Pourtant, c’est précisément ce stade qui m’intéressait.

Pourquoi ?

Parce qu’il offre plusieurs avantages.


Pourquoi acheter avant le début des travaux ?

1. Les prix de lancement

Dans de nombreux projets, les premiers acheteurs bénéficient des tarifs les plus attractifs.

Au fur et à mesure que la commercialisation avance, les prix augmentent généralement par paliers.

Il ne s’agit évidemment pas d’une règle absolue.

Le marché peut évoluer différemment.

Mais cette stratégie est très fréquente chez les promoteurs.


2. Le choix des meilleures unités

C’est probablement l’avantage qui a le plus compté pour moi.

Au lancement d’un projet, pratiquement toutes les unités sont encore disponibles.

Vous pouvez comparer :

  • les orientations ;
  • les vues ;
  • les étages ;
  • les plans ;
  • les surfaces.

Quelques semaines ou quelques mois plus tard, les appartements les plus recherchés sont souvent déjà réservés.


3. Un paiement étalé sur plusieurs années

C’est un avantage que l’on oublie souvent.

Contrairement à un appartement déjà construit, l’achat sur plan permet généralement d’échelonner les paiements jusqu’à la livraison.

Dans mon cas, le calendrier était réparti en plusieurs étapes.

Une réservation.

Un premier acompte.

Puis des paiements mensuels pendant la construction.

Enfin, le solde au moment du transfert de propriété.

Cet étalement facilite considérablement la gestion de la trésorerie.

Il permet également de faire travailler son capital plus longtemps avant la livraison.


Le déroulement d’un achat sur plan

Même si chaque promoteur possède ses propres procédures, les grandes étapes sont généralement similaires.


Étape 1 – Choisir la bonne unité

À mes yeux, c’est la décision la plus importante de tout le processus.

Le contrat.

Le paiement.

Les formalités administratives.

Tout cela reste relativement standard.

En revanche, le choix de l’appartement influencera directement votre satisfaction… et probablement la valeur future du bien.

Je conseille donc de ne jamais se précipiter.

Prenez le temps de comparer plusieurs appartements.

Demandez les plans.

Étudiez les orientations.

Regardez les futurs bâtiments voisins.

Revenez visiter si nécessaire.

Un achat immobilier mérite toujours quelques jours de réflexion supplémentaires.


Étape 2 – La réservation

Une fois votre décision prise, le promoteur vous demandera généralement de signer un formulaire de réservation.

Cette étape permet de bloquer l’appartement.

En contrepartie, un dépôt de réservation est versé.

Son montant varie selon les projets.

Dans certains cas, il peut être remboursable pendant un délai très court.

Dans d’autres, il ne l’est pas.

Il est donc essentiel de bien lire les conditions avant de signer.


Étape 3 – Le contrat de vente

Quelques semaines après la réservation, le contrat définitif est préparé.

C’est probablement le document le plus important de tout le processus.

Prenez réellement le temps de le lire.

Même si cela paraît fastidieux.

Le contrat précise notamment :

  • la désignation exacte du lot ;
  • la surface vendue ;
  • le prix total ;
  • les modalités de paiement ;
  • les délais de construction ;
  • la date prévisionnelle de livraison ;
  • les équipements inclus ;
  • les conditions de transfert de propriété.

En cas de doute, faites-le relire par un avocat.

Pour un investissement de plusieurs millions de bahts, cette dépense est souvent très raisonnable.


Étape 4 – Les paiements pendant la construction

L’un des principaux avantages du neuf réside dans l’échelonnement des paiements.

Chaque promoteur applique son propre calendrier.

Il peut prévoir :

  • un acompte après la réservation ;
  • plusieurs échéances mensuelles ;
  • des paiements liés à l’avancement des travaux ;
  • puis le solde lors du transfert de propriété.

Avant de signer, vérifiez toujours que ce calendrier est compatible avec votre situation financière.


Étape 5 – Suivre l’avancement du chantier

Une fois le contrat signé, une longue période d’attente commence.

Mais attendre ne signifie pas rester passif.

La plupart des promoteurs publient régulièrement :

  • des photos du chantier ;
  • des vidéos ;
  • des rapports d’avancement ;
  • des informations sur les prochaines étapes.

Personnellement, je trouve cette période presque passionnante.

Voir progressivement le bâtiment sortir de terre permet de concrétiser un projet qui, au départ, n’existait que sur des plans.


Étape 6 – L’inspection avant la livraison

C’est probablement l’étape la plus importante avant de recevoir les clés.

Ne vous contentez jamais d’un simple coup d’œil.

Inspectez méthodiquement l’appartement.

Je recommande notamment de contrôler :

  • les peintures ;
  • les carrelages ;
  • les joints ;
  • les portes ;
  • les fenêtres ;
  • les serrures ;
  • les prises électriques ;
  • l’éclairage ;
  • la plomberie ;
  • les sanitaires ;
  • la climatisation ;
  • les meubles intégrés ;
  • les vitrages ;
  • les balcons.

Toutes les réserves doivent être signalées avant la remise définitive.


Étape 7 – Le transfert de propriété

Lorsque les travaux sont terminés et que toutes les conditions prévues au contrat sont remplies, vient la dernière étape.

Le transfert officiel de propriété.

C’est à ce moment que :

  • le solde est payé ;
  • les formalités administratives sont finalisées ;
  • le titre de propriété est établi ;
  • les clés sont remises au nouveau propriétaire.

À partir de cet instant, vous devenez officiellement propriétaire de votre condominium.

C’est évidemment un moment particulier.

Après plusieurs années d’attente pour un achat sur plan, voir enfin son appartement terminé procure une émotion difficile à décrire.


Acheter sur plan est-il plus risqué ?

C’est une question que l’on me pose régulièrement.

La réponse est oui.

Mais il faut immédiatement nuancer.

Acheter sur plan comporte naturellement davantage d’incertitudes qu’un appartement déjà construit.

Le chantier peut prendre du retard.

Le marché peut évoluer.

Certains matériaux peuvent être remplacés par des équivalents.

En revanche, ce risque peut être considérablement réduit en sélectionnant :

  • un promoteur reconnu ;
  • un projet bénéficiant de toutes les autorisations ;
  • un financement sécurisé ;
  • un emplacement de qualité.

C’est précisément ce qui m’a conduit à acheter en prévente.

Je n’achetais pas uniquement un appartement.

J’investissais également dans un promoteur dont j’avais pris le temps d’étudier les réalisations précédentes.


Mon conseil

Si je devais donner un seul conseil à un futur acheteur, ce serait celui-ci :

Ne choisissez jamais un appartement parce que vous tombez amoureux du showroom. Choisissez-le parce que vous êtes convaincu que vous reprendriez exactement la même décision après plusieurs semaines de réflexion.

Cette approche m’a probablement évité plusieurs achats impulsifs.

Et avec le recul, je ne la changerais pour rien au monde.

Combien coûte réellement un condo en Thaïlande ?

Lorsque l’on commence à chercher un appartement en Thaïlande, on se focalise naturellement sur le prix affiché.

C’est tout à fait normal.

Pourtant, après plusieurs mois de recherches, j’ai compris que le prix d’achat ne représente qu’une partie du budget réel.

Comme partout dans le monde, un investissement immobilier s’accompagne de frais annexes, de dépenses d’installation et de coûts récurrents qu’il vaut mieux anticiper dès le départ.

La bonne nouvelle, c’est que la plupart de ces dépenses sont prévisibles.

À condition de les connaître.

Personnellement, j’ai préféré établir un budget complet avant de signer.

Cela m’a permis d’éviter les mauvaises surprises et d’avoir une vision beaucoup plus réaliste de mon investissement.

Je te conseille vivement d’adopter la même démarche.


Raisonner en trois budgets

Pour simplifier les choses, je distingue toujours trois catégories de dépenses.

1. Le coût d’acquisition

Il comprend tout ce qui est directement lié à l’achat.

2. Le coût d’installation

Il s’agit des dépenses nécessaires pour rendre l’appartement pleinement habitable ou prêt à être loué.

3. Le coût de détention

Ce sont les dépenses récurrentes qui reviendront chaque mois ou chaque année.

Cette approche permet de ne rien oublier.


1. Le prix d’achat

C’est évidemment le premier poste de dépense.

Mais ce n’est pas toujours celui qui réserve les plus grosses surprises.

Avant de comparer deux appartements, vérifiez toujours ce qui est réellement inclus dans le prix.

Deux condos affichés au même tarif peuvent être livrés avec un niveau d’équipement très différent.

Certaines résidences proposent pratiquement un appartement prêt à vivre.

D’autres livrent uniquement les éléments de base.

Ne vous contentez donc jamais de regarder le prix au mètre carré.

Demandez toujours une liste détaillée des prestations incluses.


2. Les frais de transfert de propriété

Lors du transfert officiel de propriété, plusieurs frais administratifs peuvent s’appliquer.

Leur répartition dépend notamment :

  • du type de bien ;
  • du contrat signé ;
  • du promoteur ;
  • de la négociation entre les parties.

Ces frais sont généralement connus dès la signature du contrat.

N’hésitez pas à demander un récapitulatif précis afin d’intégrer ces montants dans votre budget global.


3. Les honoraires d’un avocat

Faire appel à un avocat n’est pas toujours obligatoire.

En revanche, pour un investissement représentant plusieurs centaines de milliers d’euros, cela me paraît souvent être une excellente décision.

Un avocat pourra notamment :

  • vérifier le contrat ;
  • contrôler les documents juridiques ;
  • expliquer certaines clauses ;
  • répondre à vos questions ;
  • sécuriser la transaction.

Personnellement, je considère cette dépense comme une assurance supplémentaire.


4. Les virements internationaux

Ce poste est souvent oublié.

Pourtant, lorsque plusieurs paiements doivent être effectués depuis l’étranger, les frais bancaires peuvent rapidement s’accumuler.

Avant d’envoyer les fonds, comparez toujours :

  • les frais fixes ;
  • les commissions éventuelles ;
  • le taux de change ;
  • les frais intermédiaires.

Une légère différence sur le taux de change peut représenter plusieurs milliers de francs ou d’euros sur un achat important.


5. Le Sinking Fund

C’est une notion qui surprend souvent les acheteurs étrangers.

Le Sinking Fund est une contribution versée lors de l’acquisition.

Il s’agit d’un fonds de réserve destiné à financer les gros travaux futurs de la copropriété.

Par exemple :

  • rénovation des parties communes ;
  • remplacement de certains équipements ;
  • gros travaux techniques.

Ce paiement intervient généralement une seule fois, lors de l’achat.

Il ne faut pas le confondre avec les charges de copropriété.


6. Les charges de copropriété

Comme dans n’importe quelle copropriété, les propriétaires participent aux frais d’entretien des parties communes.

Ces charges financent notamment :

  • les piscines ;
  • les ascenseurs ;
  • la sécurité ;
  • les jardins ;
  • la salle de sport ;
  • le nettoyage ;
  • l’entretien technique ;
  • les espaces communs.

En règle générale, plus une résidence offre de prestations, plus les charges seront élevées.

Cela ne signifie pas qu’elles soient excessives.

Simplement qu’il faut les intégrer dans son calcul de rentabilité.


7. L’ameublement

C’est probablement le poste où les différences entre projets sont les plus importantes.

Certains promoteurs livrent des appartements presque entièrement équipés.

D’autres remettent uniquement :

  • les sols ;
  • les sanitaires ;
  • la cuisine.

Avant de signer, demandez précisément ce qui est compris.

Personnellement, j’ai demandé plusieurs fois la liste complète afin d’éviter toute mauvaise surprise.


8. L’électroménager

Là encore, les différences peuvent être importantes.

Vérifiez notamment la présence de :

  • réfrigérateur ;
  • lave-linge ;
  • télévision ;
  • four ;
  • micro-ondes ;
  • plaque de cuisson ;
  • hotte aspirante ;
  • chauffe-eau.

Ne supposez jamais qu’un équipement est inclus.

Demandez-le noir sur blanc.


9. Les rideaux et les stores

C’est un poste auquel je n’avais absolument pas pensé au début.

Pourtant, il peut représenter un budget non négligeable.

En Thaïlande, où les baies vitrées sont souvent très grandes, l’installation de rideaux de qualité est presque indispensable.

Ils améliorent :

  • le confort thermique ;
  • l’intimité ;
  • la protection contre les UV.

10. La décoration

Une fois les meubles installés, il reste souvent plusieurs détails à prévoir :

  • luminaires ;
  • tapis ;
  • coussins ;
  • tableaux ;
  • vaisselle ;
  • accessoires.

Ces dépenses paraissent modestes individuellement.

Additionnées, elles représentent parfois plusieurs milliers d’euros.


11. L’assurance habitation

Même lorsqu’elle n’est pas imposée, une assurance habitation reste fortement recommandée.

Elle permet notamment de couvrir :

  • certains dégâts des eaux ;
  • les incendies ;
  • le mobilier ;
  • la responsabilité civile selon les contrats.

Le coût reste généralement raisonnable au regard de la valeur du bien.


12. Les dépenses courantes

Une fois installé, plusieurs frais reviendront régulièrement.

Parmi eux :

  • l’électricité ;
  • l’eau ;
  • Internet ;
  • les abonnements éventuels ;
  • l’entretien de la climatisation.

Sous le climat thaïlandais, la climatisation fonctionne souvent une grande partie de l’année.

Un entretien régulier est donc conseillé pour préserver ses performances et sa durée de vie.


Et si vous souhaitez louer votre appartement ?

Dans ce cas, quelques dépenses supplémentaires doivent être anticipées.

Par exemple :

  • honoraires de gestion ;
  • nettoyage entre deux locataires ;
  • blanchisserie ;
  • petites réparations ;
  • remplacement progressif de certains meubles ou équipements.

Même dans le cadre d’une location longue durée, il est prudent de prévoir une enveloppe annuelle pour ces dépenses.


Gardez toujours une réserve financière

C’est probablement le conseil le plus simple… mais aussi l’un des plus utiles.

Même lorsque tout est parfaitement planifié, un imprévu peut toujours survenir.

Une réparation.

Un équipement à remplacer.

Un changement de réglementation.

Une vacance locative.

Je recommande donc de conserver une marge de sécurité plutôt que d’investir la totalité de son budget.

Cette réserve apporte une véritable tranquillité d’esprit.


Check-list : le budget à prévoir

Poste de dépenseÀ prévoir
Prix d’achat✅ Oui
Réservation / acompte✅ Oui (achat sur plan)
Frais de transfert✅ Oui
Sinking Fund✅ Généralement
Charges de copropriété✅ Oui
Honoraires éventuels d’avocat✅ Recommandés
Frais de virements internationaux✅ Oui
Mobilier complémentaire✅ Selon le projet
Électroménager✅ Selon les équipements inclus
Rideaux et stores✅ Souvent
Décoration✅ À prévoir
Assurance habitation✅ Recommandée
Internet✅ Oui
Eau et électricité✅ Oui
Entretien courant✅ Oui
Réserve financière✅ Fortement recommandée

Mon conseil

Lorsque je compare deux appartements, je ne regarde plus uniquement leur prix.

Je calcule désormais le coût réel du projet.

Il m’est arrivé de constater qu’un appartement légèrement plus cher revenait finalement moins cher qu’un autre une fois tous les frais additionnés.

À l’inverse, certaines offres très attractives sur le papier nécessitaient ensuite plusieurs centaines de milliers de bahts de dépenses supplémentaires.

Le prix affiché est donc un excellent point de départ.

Mais il ne raconte jamais toute l’histoire.

Partie 7 – Les démarches administratives après l’achat

Félicitations !

Vous avez choisi votre appartement.

Le contrat est signé.

Les paiements sont planifiés.

Pour autant, le projet ne s’arrête pas là.

Plusieurs démarches administratives méritent toute votre attention.

Certaines sont obligatoires.

D’autres sont simplement fortement recommandées.

Bien gérées, elles vous éviteront beaucoup de complications dans les années qui suivent.


1. Le transfert des fonds : une étape essentielle

Pour un achat en Foreign Quota, la réglementation thaïlandaise prévoit que les fonds destinés à l’acquisition proviennent de l’étranger et soient transférés en devise étrangère avant leur conversion en bahts thaïlandais, selon les règles applicables au moment de la transaction.

Cette étape est particulièrement importante.

Elle permettra notamment de justifier l’origine des fonds lors du transfert de propriété.

Même si votre banque ou votre avocat vous accompagne, je vous conseille de conserver soigneusement tous les documents liés à chaque virement.

Personnellement, je classe systématiquement :

  • les ordres de paiement ;
  • les confirmations SWIFT ;
  • les justificatifs de conversion des devises ;
  • les reçus du promoteur ;
  • les factures ;
  • les contrats ;
  • toute la correspondance importante.

Quelques années plus tard, vous serez heureux d’avoir conservé un dossier complet.


Le document FET (Foreign Exchange Transaction)

Lors de certains transferts internationaux répondant aux critères fixés par la réglementation thaïlandaise, la banque thaïlandaise émet un Foreign Exchange Transaction Form (FET), parfois appelé Foreign Exchange Certificate.

Ce document peut être demandé lors du transfert de propriété d’un condominium acheté en Foreign Quota.

Il constitue une preuve importante de l’origine des fonds.

Les modalités d’émission peuvent évoluer et dépendent notamment du montant transféré ainsi que des procédures de la banque.

Avant d’effectuer votre premier virement, demandez toujours à votre banque thaïlandaise ou à votre avocat quels documents seront nécessaires dans votre situation.


Mon conseil

Ne jetez absolument aucun document.

Même un simple reçu peut devenir utile plusieurs années plus tard.

Je conserve personnellement une version numérique et une version papier de tous les documents importants.


2. Faut-il ouvrir un compte bancaire en Thaïlande ?

La réponse est simple :

Pas forcément.

Il est parfaitement possible d’acheter un condominium sans disposer immédiatement d’un compte bancaire thaïlandais.

En revanche, une fois propriétaire, un compte local devient souvent très pratique.

Il facilite notamment :

  • le paiement des charges de copropriété ;
  • le règlement des factures d’électricité ;
  • les abonnements Internet ;
  • les prélèvements automatiques ;
  • la perception des loyers si vous mettez votre appartement en location.

Les conditions d’ouverture varient selon les banques et peuvent évoluer.

Certaines demandent un visa de long séjour.

D’autres acceptent certains profils de non-résidents.

Avant votre départ, prenez le temps de vous renseigner auprès de plusieurs établissements.


3. Choisir la bonne solution pour transférer son argent

Lorsque l’on investit plusieurs millions de bahts, quelques dixièmes de pour cent sur le taux de change peuvent représenter plusieurs milliers de francs ou d’euros.

Il est donc utile de comparer plusieurs solutions.

Avant chaque transfert, regardez notamment :

  • le taux de change réellement appliqué ;
  • les frais fixes ;
  • les commissions éventuelles ;
  • les frais bancaires intermédiaires ;
  • le délai de réception.

Il peut être intéressant de comparer votre banque habituelle avec des plateformes spécialisées dans les transferts internationaux.

Sur un investissement important, les économies peuvent être significatives.


4. Acheter un condo permet-il d’obtenir un visa ?

C’est probablement l’une des idées reçues les plus répandues.

La réponse est claire :

Non.

Acheter un condominium en Thaïlande ne donne pas automatiquement droit à un visa, à un permis de résidence ou à la résidence permanente.

Vous devrez donc continuer à respecter les règles d’immigration applicables à votre situation.

Selon votre profil, plusieurs types de visas peuvent être adaptés :

  • visa retraite ;
  • visa mariage ;
  • visa de travail ;
  • visa étudiant ;
  • visa Long-Term Resident (LTR), pour les personnes remplissant les conditions prévues par les autorités thaïlandaises.

Les règles évoluent régulièrement.

Je vous recommande donc de consulter les informations officielles avant toute démarche.


5. Peut-on louer son appartement ?

Dans la grande majorité des cas, oui.

Mais plusieurs points doivent être vérifiés avant d’acheter.

Notamment :

  • le règlement de copropriété ;
  • les règles concernant les locations de courte durée ;
  • les obligations administratives éventuelles ;
  • les aspects fiscaux.

Tous les condominiums n’appliquent pas les mêmes règles.

Certaines résidences privilégient les locations longues.

D’autres sont davantage orientées vers les séjours touristiques lorsqu’elles respectent le cadre légal.

Avant d’investir, assurez-vous que votre projet est compatible avec le règlement de la résidence.


Location courte durée : prudence

Beaucoup de futurs acheteurs imaginent financer leur appartement grâce à des locations de type Airbnb.

En pratique, la situation est plus complexe.

La réglementation thaïlandaise encadre les locations de courte durée et plusieurs résidences les interdisent également dans leur règlement intérieur.

Avant de bâtir un modèle économique basé sur ce type de location, vérifiez toujours ce qui est réellement autorisé.

Dans mon cas, mon objectif a toujours été la location longue durée.

Je préfère une occupation stable, moins de rotation des locataires et une gestion plus simple.


6. Les revenus locatifs

Si vous louez votre appartement, les loyers perçus peuvent entraîner des obligations fiscales.

Le traitement dépend notamment :

  • de votre pays de résidence fiscale ;
  • des conventions fiscales applicables ;
  • de la législation thaïlandaise.

Chaque situation étant différente, je préfère ne pas donner de règle générale.

Pour un investissement important, quelques heures de conseil auprès d’un fiscaliste spécialisé coûtent souvent beaucoup moins cher qu’une erreur de déclaration.


7. La fiscalité

La fiscalité est probablement le domaine qui évolue le plus régulièrement.

Taxes locales.

Impôts sur les revenus.

Plus-values.

Transmission.

Conventions fiscales internationales.

Tous ces éléments peuvent évoluer au fil du temps.

C’est pourquoi je recommande toujours de distinguer deux choses.

Les informations générales, utiles pour comprendre le fonctionnement global.

Et les conseils personnalisés, qui doivent être obtenus auprès d’un professionnel compétent.

Personnellement, je considère cette dépense comme un investissement.


8. Pensez à la revente… avant même d’acheter

Cela peut sembler paradoxal.

Et pourtant.

Je pense que la revente se prépare le jour de l’achat.

Avant de signer, je me suis systématiquement posé cette question :

Pourquoi un futur acheteur choisirait-il mon appartement plutôt qu’un autre ?

Cette simple réflexion influence énormément de décisions.

Le quartier.

L’orientation.

L’étage.

La vue.

La taille.

Le promoteur.

Le nombre d’appartements dans la résidence.

Autant de critères qui joueront probablement un rôle le jour où vous déciderez de revendre.


9. Peut-on transmettre un condo à ses héritiers ?

Oui.

Un condominium peut, en principe, être transmis dans le cadre d’une succession.

En revanche, les conséquences juridiques et fiscales dépendront notamment :

  • de votre nationalité ;
  • de votre pays de résidence fiscale ;
  • de votre situation familiale ;
  • de la structure juridique de votre achat.

Si votre patrimoine devient important, il est judicieux d’intégrer cet appartement dans votre réflexion successorale.

Là encore, un notaire ou un avocat spécialisé pourra vous accompagner.


10. Constituez votre propre dossier de propriétaire

C’est une habitude que j’ai prise dès le premier jour.

Je conserve dans un seul dossier :

  • le contrat de réservation ;
  • le contrat de vente ;
  • les plans ;
  • les factures ;
  • les confirmations de paiement ;
  • les justificatifs bancaires ;
  • les échanges importants avec le promoteur ;
  • les garanties ;
  • les notices des équipements ;
  • les documents de copropriété.

Quelques années plus tard, retrouver un document devient alors extrêmement simple.


Les démarches administratives ne doivent pas faire peur

Avant mon achat, toute cette partie administrative me semblait très compliquée.

Avec le recul, je me rends compte qu’elle est surtout une question d’organisation.

Chaque étape est relativement simple lorsqu’elle est réalisée dans le bon ordre.

En prenant le temps de préparer vos documents, de conserver toutes les preuves de paiement et de vous faire accompagner lorsque cela est nécessaire, vous réduirez considérablement le risque d’erreur.


À retenir

Si je devais résumer cette partie en une seule idée, ce serait la suivante :

L’achat d’un condominium ne se termine pas le jour où vous signez le contrat. Une bonne organisation administrative vous fera gagner énormément de temps, d’argent et de sérénité pendant toute la durée de votre investissement.

Partie 8 – Les erreurs à éviter, mes conseils et les réponses aux questions les plus fréquentes

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à l’immobilier en Thaïlande, j’étais persuadé que le plus difficile serait de trouver le bon appartement.

Avec le recul, je pense exactement l’inverse.

Le plus difficile est de prendre les bonnes décisions.

Les appartements, eux, sont relativement faciles à trouver.

Les bonnes opportunités le sont beaucoup moins.

Après plusieurs mois de recherches, des dizaines de visites et de nombreuses discussions avec des propriétaires, des agents immobiliers et des promoteurs, certaines idées reviennent systématiquement.

Voici celles qui m’ont le plus marqué.


Les 15 erreurs que j’essaierais d’éviter aujourd’hui

1. Acheter trop vite

L’enthousiasme est un mauvais conseiller.

Même si un appartement vous plaît immédiatement, prenez le temps de comparer plusieurs projets.

Quelques jours de réflexion peuvent éviter plusieurs années de regrets.


2. Choisir uniquement en fonction du prix

Le condo le moins cher n’est pas forcément la meilleure affaire.

À l’inverse, un appartement légèrement plus cher peut offrir un potentiel de valorisation bien supérieur.


3. Sous-estimer l’importance du quartier

À mes yeux, c’est probablement le critère numéro un.

Un excellent appartement dans un secteur moyen restera souvent moins recherché qu’un appartement plus simple situé dans un quartier premium.


4. Négliger le promoteur

On achète autant un promoteur qu’un appartement.

Son historique, la qualité de ses réalisations et sa réputation méritent d’être étudiés avec attention.


5. Penser que le plus haut étage est toujours le meilleur

Oui, la vue est souvent plus spectaculaire.

Mais le prix augmente également.

Dans certains cas, un étage intermédiaire offre un meilleur équilibre entre budget, confort et potentiel de revente.


6. Oublier l’orientation

Pendant longtemps, je pensais uniquement à la vue.

Aujourd’hui, je considère que l’orientation est presque aussi importante.

Un appartement plus frais et naturellement lumineux sera souvent plus agréable au quotidien.


7. Ne regarder que la vue actuelle

La vraie question est :

Que verrez-vous encore dans dix ans ?

Un terrain vide aujourd’hui peut accueillir un nouvel immeuble demain.

Étudiez toujours l’environnement immédiat.


8. Se laisser impressionner par le showroom

Les appartements témoins sont conçus pour faire rêver.

Gardez toujours un regard critique.

Concentrez-vous sur le plan, les volumes et les prestations réellement incluses.


9. Sous-estimer les frais annexes

Le prix d’achat n’est que le début.

Charges, ameublement, équipements, transferts bancaires, assurances…

Tous ces éléments doivent être intégrés dès le départ.


10. Acheter un appartement trop grand

Il vaut parfois mieux un excellent deux pièces dans un emplacement exceptionnel qu’un très grand appartement dans un secteur moyen.

La qualité prime souvent sur la superficie.


11. Penser uniquement aux vacances

Posez-vous cette question :

Aurais-je envie d’y vivre plusieurs mois ?

Si la réponse est oui, il y a de fortes chances que d’autres personnes pensent la même chose.


12. Oublier la revente

La revente commence le jour où vous achetez.

Chaque décision doit être prise en gardant à l’esprit le futur marché.


13. Se fier à une seule source d’information

Ne croyez jamais aveuglément un seul agent, un seul forum ou une seule vidéo YouTube.

Croisez toujours les informations.


14. Penser que tous les projets prendront de la valeur

L’immobilier n’offre aucune garantie.

Certains projets se valoriseront davantage que d’autres.

L’emplacement, la rareté, la qualité de construction et l’entretien joueront un rôle essentiel.


15. Acheter sous le coup de l’émotion

Tomber amoureux d’un appartement est agréable.

Mais investir reste avant tout une décision rationnelle.

L’idéal est de trouver un bien qui vous enthousiasme… après une analyse objective.


Les 15 conseils que j’aurais aimé recevoir avant mon achat

Après toute cette expérience, voici les recommandations que je donnerais aujourd’hui à un ami souhaitant acheter un condo en Thaïlande.

  • Visitez plusieurs villes avant de faire votre choix.
  • Passez du temps dans chaque quartier, à différentes heures de la journée.
  • Étudiez les réalisations précédentes du promoteur.
  • Comparez plusieurs résidences, même si vous pensez avoir trouvé la bonne.
  • Analysez attentivement les plans des appartements.
  • Prenez l’orientation au sérieux.
  • Vérifiez les terrains voisins et les futurs projets.
  • Réfléchissez dès aujourd’hui à la revente.
  • Demandez précisément ce qui est inclus dans le prix.
  • Lisez le contrat dans son intégralité.
  • Conservez tous vos justificatifs de paiement.
  • Gardez une réserve financière.
  • Faites-vous accompagner lorsque cela est nécessaire.
  • Dormez au moins une nuit avant de signer.
  • Une fois votre décision prise après une analyse approfondie, faites-vous confiance.

Les questions que l’on me pose le plus souvent

Un étranger peut-il réellement acheter un condo en Thaïlande ?

Oui.

Un étranger peut devenir pleinement propriétaire d’un condominium en Thaïlande, sous réserve du respect de la réglementation applicable au Foreign Quota.


Peut-on acheter sans vivre en Thaïlande ?

Oui.

Il n’est pas nécessaire d’être résident permanent pour acheter un condominium.


Peut-on acheter sans parler thaï ?

Oui.

La plupart des grands promoteurs disposent d’équipes commerciales parlant anglais.

Certaines agences proposent également un accompagnement en français.


Est-il obligatoire de passer par une agence immobilière ?

Non.

Vous pouvez acheter directement auprès du promoteur.

Une bonne agence peut toutefois vous aider à comparer plusieurs projets, à négocier certaines conditions et à vous accompagner dans les démarches.

L’essentiel est de choisir un interlocuteur expérimenté et transparent.


Faut-il absolument un avocat ?

Ce n’est pas une obligation.

En revanche, pour un investissement important, je pense que c’est une dépense raisonnable.

Quelques centaines d’euros représentent peu de chose lorsqu’on investit plusieurs centaines de milliers d’euros.


Acheter sur plan est-il risqué ?

Oui.

Comme tout investissement immobilier en construction.

Mais ce risque peut être considérablement réduit en choisissant un promoteur reconnu, un projet bien financé et bénéficiant de toutes les autorisations nécessaires.


Peut-on négocier le prix ?

Parfois.

Tout dépend :

  • du promoteur ;
  • du stade de commercialisation ;
  • du nombre d’unités encore disponibles ;
  • du contexte du marché.

Même lorsque le prix paraît fixe, il est parfois possible d’obtenir d’autres avantages, comme un meilleur plan de paiement, des équipements supplémentaires ou une participation à certains frais.


Les appartements prennent-ils tous de la valeur ?

Non.

C’est probablement l’une des plus grandes idées reçues.

Deux résidences voisines peuvent connaître des évolutions très différentes.

La qualité du projet, le quartier, la rareté, l’entretien et la réputation du promoteur jouent un rôle majeur.


Les charges de copropriété sont-elles élevées ?

Tout dépend des prestations proposées.

Une résidence offrant plusieurs piscines, un spa, un cinéma privé et une salle de sport coûtera naturellement plus cher à entretenir qu’un immeuble beaucoup plus simple.

L’important est surtout que ces charges restent cohérentes avec la qualité des services proposés.


Vaut-il mieux acheter dans le neuf ou dans l’ancien ?

Les deux options présentent des avantages.

Le neuf permet souvent de choisir les meilleures unités et d’étaler les paiements.

L’ancien permet de visiter le bien tel qu’il existe réellement et de percevoir immédiatement des revenus locatifs.

Il n’existe pas de réponse universelle.

Tout dépend de votre projet.


Pourquoi j’ai créé VivreLaThailande.com

À l’origine, ce blog n’avait pas vocation à être publié.

Je prenais simplement des notes pour moi.

Je voulais conserver les informations recueillies pendant mes recherches, retrouver facilement les documents que j’avais consultés et garder une trace de mon parcours.

Puis je me suis rendu compte d’une chose.

Les questions que je me posais étaient exactement les mêmes que celles de nombreux futurs acheteurs.

Comment fonctionne le Foreign Quota ?

Quel quartier choisir ?

Quels sont les vrais frais ?

Quels promoteurs sont les plus sérieux ?

Faut-il acheter sur plan ?

Comment éviter les erreurs ?

J’ai alors décidé de partager mon expérience.

Non pas comme un professionnel de l’immobilier.

Mais comme un acheteur qui est passé par toutes ces étapes.

Je ne prétends pas détenir toutes les réponses.

Le marché évolue.

Les réglementations changent.

Chaque projet est différent.

En revanche, je peux raconter ce que j’ai vu, ce que j’ai appris et les choix que j’ai faits.

C’est exactement la philosophie de VivreLaThailande.com.

Un blog indépendant.

Sans discours commercial.

Sans promesses irréalistes.

Simplement le partage d’une expérience personnelle, avec l’espoir qu’elle puisse être utile à d’autres.


Conclusion

Lorsque j’ai commencé à visiter des condominiums à Pattaya, je pensais que le plus difficile serait de trouver le plus bel appartement.

Aujourd’hui, je sais que ce n’était pas la bonne question.

Le véritable enjeu est de trouver le bon appartement, au bon endroit, dans la bonne résidence, construit par le bon promoteur, et surtout adapté à vos propres objectifs.

L’immobilier en Thaïlande peut représenter une formidable opportunité.

Mais comme partout ailleurs, les meilleurs investissements sont rarement le fruit du hasard.

Ils résultent d’une préparation sérieuse, d’une bonne compréhension du marché et d’une vision à long terme.

Si je devais résumer ce guide en une seule phrase, ce serait probablement celle-ci :

N’achetez pas l’appartement qui vous fait rêver pendant une visite. Achetez celui dont vous serez toujours fier dans dix ou quinze ans.

C’est cette philosophie qui a guidé chacune de mes décisions.

J’espère sincèrement qu’elle vous aidera à construire votre propre projet avec davantage de confiance et de sérénité.


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