Sélectionner une page

Avant d’acheter un condo à Pattaya, j’ai énormément hésité.

Et avec le recul, cette hésitation était probablement saine.

Cela peut sembler surprenant, surtout quand on sait que la Thaïlande fait partie de ma vie depuis plus de 15 ans, que je suis marié à une Thaïlandaise depuis 14 ans, et que je dirige aujourd’hui un restaurant thaï en Suisse.

Autrement dit, je ne découvrais ni le pays, ni la culture, ni l’idée d’y passer du temps.

Et pourtant, malgré tout cela, je n’étais encore jamais allé à Pattaya.

Pendant longtemps, cette ville ne faisait tout simplement pas partie de mes plans.

À lire dans cette série

Investir dans un condo à Pattaya : retour d’expérience, réflexions et choix personnels

Dans cette série, je partage les étapes qui m’ont conduit à acheter un condo à Pattaya : ma découverte de la ville, mes hésitations avant d’investir, le choix du quartier, l’intérêt du front de mer, la sélection du projet, le choix de l’unité et, enfin, le coût réel de l’opération.

Une ville qui ne m’attirait pas du tout au départ

Comme beaucoup de gens, j’avais de Pattaya une image assez caricaturale.

Dans mon esprit, la ville évoquait surtout :

  • la vie nocturne ;
  • le tourisme de masse ;
  • une ambiance un peu trop festive ;
  • des plages qui ne faisaient pas rêver ;
  • et une réputation parfois difficile à dissocier du reste.

Bref, pas exactement l’endroit où je m’imaginais acheter un bien immobilier.

Même après de nombreuses années à voyager en Thaïlande, je ne ressentais aucun vrai intérêt pour Pattaya. Et en étant en couple, je préférais aussi rester à distance d’un certain imaginaire associé à la ville.

Pendant longtemps, la question n’était donc pas : faut-il investir à Pattaya ?

La question était plutôt : pourquoi irais-je seulement à Pattaya ?

Mon lien avec la Thaïlande rendait pourtant la réflexion inévitable

Et c’est là que les choses devenaient intéressantes.

Car malgré cette distance avec Pattaya, mon lien avec la Thaïlande, lui, n’a jamais cessé de se renforcer.

Au fil des années, ce pays est devenu bien plus qu’une destination de voyage. Il fait partie de ma vie personnelle, familiale et même professionnelle.

À force de venir régulièrement, de mieux comprendre certains équilibres locaux, et de voir l’évolution du pays, la question d’un achat immobilier en Thaïlande a fini par s’imposer naturellement.

Mais acheter où ?

Bangkok avait déjà ma préférence affective, mais pas forcément la meilleure logique pour ce type de projet. Phuket ne me correspondait pas vraiment. D’autres zones étaient intéressantes, mais moins évidentes.

Et puis Pattaya revenait régulièrement dans les discussions.

Des amis, des expatriés, des retraités suisses, des Européens installés en Thaïlande m’en parlaient souvent de manière bien plus positive que l’image que j’en avais.

On me parlait de :

  • la qualité de vie ;
  • la facilité du quotidien ;
  • les infrastructures ;
  • les terrains de golf ;
  • le dynamisme immobilier ;
  • et surtout de certains quartiers très différents de l’image classique de Pattaya.

Petit à petit, sans vraiment m’en rendre compte, j’ai commencé à m’y intéresser.

Mes hésitations n’étaient pas seulement émotionnelles

Même lorsque ma curiosité pour Pattaya a commencé à grandir, je restais très prudent.

Car mes hésitations ne concernaient pas seulement l’image de la ville.

Elles concernaient aussi la logique même d’un achat immobilier à Pattaya.

En Suisse, l’immobilier reste souvent perçu comme un investissement patrimonial relativement solide. La rareté du foncier, la réglementation, la difficulté de construire et la demande soutenue rendent beaucoup de biens assez rassurants sur le long terme.

Bien sûr, tout n’augmente pas mécaniquement. Mais dans l’ensemble, acheter un bien bien situé reste une décision assez lisible.

À Pattaya, j’ai rapidement compris que la logique était très différente.

Un marché immobilier beaucoup plus concurrentiel qu’en Suisse

Au fil de mes recherches, j’ai eu une impression assez simple : à Pattaya, certains condos fonctionnent presque comme des produits qui vieillissent vite.

Dit comme cela, c’est un peu brutal, mais ce n’est pas complètement faux.

Pourquoi ?

Parce que l’offre est abondante.

Chaque année, de nouveaux projets arrivent sur le marché. Des tours plus récentes, des piscines plus spectaculaires, des salles de sport plus modernes, des rooftops plus impressionnants, des espaces communs toujours plus séduisants.

Dans ce contexte, un projet considéré comme haut de gamme aujourd’hui peut paraître beaucoup plus ordinaire dans quelques années.

Et c’est probablement l’un des premiers éléments qui m’a freiné.

Je ne voulais pas acheter un bien simplement séduisant au moment du lancement. Je voulais comprendre s’il pouvait encore faire sens plus tard.

J’ai vite compris qu’à Pattaya, acheter “un condo” ne veut rien dire

C’est probablement le point le plus important de toute ma réflexion.

À Pattaya, acheter « un condo » n’a en réalité aucun sens si l’on ne précise pas exactement quoi, où, dans quel projet et dans quelle configuration.

Très vite, j’ai compris que tout se jouait dans la sélection.

Il fallait choisir :

  • le bon quartier ;
  • le bon emplacement dans ce quartier ;
  • le bon promoteur ;
  • le bon projet ;
  • la bonne unité ;
  • le bon étage ;
  • la bonne orientation ;
  • la bonne vue ;
  • la bonne surface ;
  • et parfois même le bon côté de la tour.

Cela peut sembler excessif, mais ce n’est pas théorique.

Dans un même immeuble, deux appartements presque identiques sur le papier peuvent avoir une attractivité et une valeur de revente très différentes simplement à cause :

  • d’une vue mieux dégagée ;
  • d’un vis-à-vis ;
  • d’un étage trop bas ;
  • d’une orientation moins agréable ;
  • ou d’un environnement plus bruyant.

C’est à ce moment-là que j’ai compris que le marché était à la fois passionnant… et potentiellement piégeux.

Ma vraie hésitation : éviter le mauvais choix

En réalité, ma plus grande hésitation n’était pas d’acheter à Pattaya.

C’était surtout de me demander :

comment éviter de faire un mauvais choix dans un marché où les détails comptent autant ?

Car dans ce type de marché, négliger un seul paramètre peut transformer un achat intéressant en bien difficile à louer, à revendre, ou simplement à conserver avec plaisir quelques années plus tard.

Et cette idée m’a longtemps retenu.

Je savais qu’il existait probablement de très bonnes opportunités.

Mais je savais aussi qu’il existait beaucoup de biens moyens, banals, mal positionnés, ou trop facilement remplaçables par un projet plus récent.

Certains critères m’ont semblé beaucoup plus importants que d’autres

Au fil de mes recherches, certains éléments se sont imposés comme essentiels.

La rareté réelle

Dans un marché où l’offre neuve reste abondante, la rareté devient un critère central.

Un bien peut être neuf, beau, bien présenté… et malgré tout rester très remplaçable.

À l’inverse, certains emplacements ou certaines configurations restent beaucoup plus rares.

C’est le cas notamment :

  • des vrais emplacements front de mer ;
  • des unités avec vue mer réellement dégagée ;
  • des projets à plus faible densité ;
  • ou des appartements bien placés dans une résidence premium.

La qualité de l’unité elle-même

J’ai aussi compris qu’il valait souvent mieux acheter un excellent bien plus petit qu’un grand appartement moyen.

Autrement dit :

  • une meilleure vue ;
  • un meilleur étage ;
  • une meilleure orientation ;
  • un meilleur emplacement ;
  • peuvent parfois compter davantage que quelques mètres carrés de plus.

La capacité du projet à bien vieillir

Les amenities sont importantes à Pattaya. Piscine, salle de sport, lobby, rooftop, espaces lounge, spa… tout cela joue beaucoup dans l’image du projet.

Mais là encore, il faut rester lucide.

Des espaces communs impressionnants sur un rendu 3D ne garantissent pas forcément une belle résidence dans cinq ou dix ans.

Je ne voulais pas seulement un projet séduisant à la livraison. Je voulais un projet capable de bien vieillir.

Puis je suis finalement allé à Pattaya

Et c’est là que tout a commencé à changer.

Lors de mon premier vrai séjour à Pattaya, il m’a fallu moins de temps que prévu pour comprendre que la ville était beaucoup plus complexe, plus diverse et plus intéressante que ce que j’avais imaginé.

En réalité, ce n’est pas Pattaya « en général » qui m’a convaincu.

Ce sont certains quartiers.

Certaines ambiances.

Certains emplacements.

Et surtout une impression très forte : il existait à Pattaya des zones qui n’avaient presque rien à voir avec l’image simplifiée que j’en avais gardée pendant des années.

À partir de ce moment-là, ma réflexion est devenue beaucoup plus concrète.

Dix jours plus tard, j’étais propriétaire

C’est probablement la partie la plus ironique de l’histoire.

J’ai hésité pendant longtemps.

J’ai eu des doutes.

J’ai analysé, comparé, observé, questionné.

Et pourtant, une fois sur place, il m’a fallu dix jours pour devenir propriétaire.

Cela ne veut pas dire que la décision a été prise à la légère.

Au contraire.

Cela veut surtout dire que, pendant des années, je bloquais sur une image incomplète de Pattaya. Une fois cette image remplacée par la réalité du terrain, beaucoup de choses sont devenues beaucoup plus lisibles.

Mes hésitations n’ont pas disparu par magie.

Elles se sont simplement transformées en critères de sélection plus clairs.

Avec le recul

Avec le recul, je pense que mes hésitations étaient utiles.

Elles m’ont empêché de confondre enthousiasme et lucidité. Elles m’ont forcé à regarder au-delà du marketing, à comparer sérieusement les projets, et à comprendre qu’à Pattaya, tous les condos ne se valent absolument pas.

Je n’ai pas acheté parce que la ville m’a soudain semblé parfaite.

J’ai acheté parce qu’à un moment, certains éléments ont commencé à faire sens ensemble :

  • la transformation de Pattaya ;
  • la qualité de certains quartiers ;
  • la rareté de certains emplacements ;
  • la possibilité d’acheter un bien cohérent avec notre budget ;
  • et surtout la capacité de me projeter réellement dans cet achat.

Au fond, ma plus grande hésitation n’était pas de savoir s’il fallait acheter en Thaïlande.

C’était de savoir si Pattaya pouvait vraiment avoir du sens.

Et la réponse, contre toute attente, a fini par être oui.

Une fois cette première barrière mentale dépassée, une autre question s’est imposée assez naturellement : dans quel quartier de Pattaya acheter ?

Et c’est précisément cette réflexion qui m’a conduit vers Wongamat.